10 février 2008
Morwenn : Mélancolie
Voici maintenant un petit sonnet de Morwenn, restant dans un style impressioniste qu'il adopte de plus en plus :
Mélancolie
Comme la fin d'un monde auquel je tenais tant,
Une illusion perdue, effacée par le temps,
Que même les larmes n'arrivent à me faire oublier,
Que le courant de mes pensées noie dans un sang
Noir de mélancolie, et rouge de regrets.
Tant de journées paisibles ainsi remémorées;
Souvenirs d'une lune, disparue maintenant
Remplacée par un vide, où meurt une amitié.
Ainsi naît la tristesse d'une fin prématurée,
Et bien qu'elle soit heureuse, une fin reste une fin,
Car c'est là que s'arrête une vie, un matin...
C'est pourquoi je m'écris, où moi seul peut saisir
Le pouvoir de mes pleurs, les traces d'un désir.
La vision d'éternel qui ravive mes plaies...
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